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Du 16 au 31 mai 2014

Le 31 mai 2014

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Communiqué transmis par Monsieur Barjot sur le fonctionnement du Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES)

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(Cliquer sur le lien ci-dessous)

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http://static.blog4ever.com/2012/10/715979/Communiqu---sur-le-projet-de-d--cret-relatif-au-fonctionnement-du-Haut-Conseil---2-.pdf

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Le 30 mai 2014

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La position de SupAutonome-LSH sur le contrôle continu.

 

SupAutonome-LSH émet les plus grandes réserves à l’égard du contrôle continu qui, sous couvert d’instaurer une égalité entre étudiants engendre en réalité des effets pervers susceptibles d’amener des résultats contraires aux buts recherchés.

Les problèmes soulevés par le contrôle continu sont d’abord d’ordre pratique. L’une des raisons invoquées pour privilégier cette forme d’examen, voire la rendre systématique est que l’importance des effectifs jointe aux obligations découlant de la semestrialisation provoque des difficultés d’organisation considérables en fin de semestre au niveau des salles, des surveillances et surtout qu’elle empiète à la fois sur la période de cours située en fin de semestre, le début des vacances d’été pour les étudiants et les E.C et la fin de celles-ci lors de la session de septembre. De plus, nombre d’étudiants, dans l’attente de leurs résultats, commenceraient une nouvelle année universitaire sans savoir s’ils ont été reçus ou non à la deuxième session. A cela on répondra que le contrôle continu généralisé ne sera pas sans poser de problèmes d’organisation lui aussi; de plus et surtout, il empiètera sérieusement sur le temps imparti à l’enseignement s’il se fait aux heures des cours, sous la surveillance des enseignants ; s’il y a banalisation des cours, on retombe dans les difficultés posées par l’examen terminal. Enfin, l’obligation d’assurer une session de rattrapage pour les étudiants non reçus recréera une situation semblable à celle que provoquait la session de septembre pour les examens terminaux.

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Derrière ces problèmes – considérables - d’ordre purement pratique, la démarche fondamentale d’un CC généralisé se révèle suprêmement pernicieuse, pour les raisons suivantes :

1)      La désaffection potentielle des cours magistraux, en conséquence de quoi les étudiants ne suivront plus les cours dispensés par les enseignants les plus expérimentés et les plus qualifiés dans leur discipline. Il en résultera une baisse de niveau généralisée ainsi que l’instauration d’une inégalité qui ne dit pas son nom entre les étudiants. D’une part, les étudiants n’assistant que peu aux cours seront avantagés car ils ne passeront pas toutes les épreuves comme ils l’auraient fait dans un contrôle terminal ; de l’autre les étudiants salariés seront défavorisés car leurs obligations professionnelles ne leur permettront pas de participer à tous les contrôles du semestre. Sous couvert d’égalité et d’équité, il s’agit donc en fait d’une mesure antisociale ;

2)      Le contrôle continu n’est pas adaptable indifféremment à l’ensemble des structures composant une université. Il peut être très efficace dans les IUT où la présence aux cours est obligatoire et où les effectifs sont limités. En LSH, où certaines disciplines ont des effectifs pléthoriques, c’est impossible.

3)      Enfin, il convient de ne pas oublier que, même s’ils sont peu nombreux, certains étudiants suivent un double cursus. Satisfaire deux fois par semestre, quatre fois par année universitaire aux impératifs du CC diminue très fortement leurs chances de réussite.

4)      L’examen terminal permet de redonner du souffle à la démarche comparative comme à l'inéluctable sélection qui amènera l'excellence à émerger sinon à être identifiée et à participer au rayonnement de l’Université française au sein du panorama international. On voit ce que donnent aux Etats-Unis des systèmes d’évaluation des connaissances basés sur le seul CC: ils instaurent la médiocrité, un égalitarisme et une tolérance factice que les rigoureux examens d'entrée aux universités empêchent totalement.

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Le 19 mai 2014

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Document transmis par Monsieur Barjot relatifs à l'organisation et au fonctionnement du Haut Conseil de l'évaluation et de la recherche de l'enseignement supérieur (HCERES).

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1) Courrier de la Direction générale de la recherche et de l'innovation

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Bonjour, Mesdames, Messieurs

Vous voudrez bien trouver ci-joint un courrier signé de Madame la directrice générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle et de Monsieur le directeur général de la recherche et de l'innovation vous adressant, sur la base des consultations menées par la mission "Pumain-Dardel", le projet de décret relatif au Haut Conseil de l'Evaluation de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et vous proposant de recevoir vos observations sur ce projet de texte et d'échanger avec l'ensemble des organisations syndicales ou représentées au CNESER  le 27 mai prochain.
Vous voudrez bien noter que la contenance de la salle retenue est de l'ordre de 40 places et qu'il serait donc souhaitable que la représentation de chaque fédération ou organisation ne dépasse pas deux ou trois membres.

Je vous en remercie et vous souhaite bonne réception de ces documents.

Bien cordialement,

Eric Bernet
Chef du service de la performance, du financement et de la contractualisation avec les organismes de recherche
Direction générale de la recherche et de l'innovation
Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
01 55 55 82 45

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2) Documents joints:

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A.  Projet de décret relatif à l'organisation et au fonctionnement du HCERES.

http://static.blog4ever.com/2012/10/715979/projet-de-d--cret-HCERES-concertation.pdf

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B. Lettre de saisine des syndicats.

http://static.blog4ever.com/2012/10/715979/lettre-de-saisine-des-organisations-syndicales-d--cret-HCERES.pdf

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Le 16 mai 2014

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Communiqué SupAutonome-FO / SNPREES-FO

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CONTRE LES FUSIONS, CONTRE LES COMUE

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La loi Fioraso dans le prolongement de la loi Pécresse

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Dans le contexte de l’application de la loi Fioraso — que le SNPREES-FO et SupAutonome-FO avaient combattue — un vaste mouvement de recomposition de l’Enseignement supérieur et de la recherche est en cours.

Celui-ci confirme les raisons de notre opposition à la loi Fioraso. Cette loi aggrave la loi LRU en régionalisant et en territorialisant, ce qui aboutira au contrôle des universités par les régions et à l’adaptation des organismes de recherche au cadre régional, les reléguant ainsi à un rôle d’agence de moyens.

La logique de programmation et de pilotage par des instances et des agences toutes soumises à la politique socio-économique du gouvernement dans un cadre territorial conduit à la remise en cause de la liberté de recherche et aggrave la perte d’indépendance de la recherche publique.

A l’encontre de cette dérive territoriale, la confédération Force Ouvrière a toujours insisté sur la nécessité de défendre et de restaurer pleinement le cadre républicain, intégrant les statuts de fonctionnaires d’Etat des personnels, et le retour à une gestion nationale du service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

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COMUE et fusions contre les statuts des personnels :mobilité forcée, remise en cause des primes, obligation de recandidater sur son poste

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Favorisés par la pénurie et la loi Fioraso, les projets de fusions et de COMUE [1] se multiplient et tous les établissements mettent en oeuvre un vaste plan d’économies : restructurations de services et des formations, gel des postes, remise en cause des primes et des congés des personnels, mobilité forcée...

L’expérience des fusions a montré que loin des promesses initiales, celles-ci débouchent sur la dégradation des conditions de travail et d’études et ne s’accompagnent jamais de l’octroi de moyens supplémentaires. Ainsi, à Strasbourg, dès la rentrée qui a suivi la fusion, des CDD n’ont pas été renouvelés -ce qui a entrainé une action de FO et d’autres syndicats- et la fusion des Services communs de documentation a soulevé de nombreux problèmes et un fort mécontentement ; à Nancy-Metz, les primes ont été alignées par le bas : 1000 signatures ont été recueillies sur une pétition intersyndicale réclamant la fin des gels de postes et une répartition équitable des primes.

Sans concertation avec les personnels concernés, des formations sont mutualisées, déplacées, voire fermées purement et simplement, et des services sont regroupés. Des présidences sont allées jusqu’à demander aux personnels BIATSS de recandidater sur leurs postes ! Ce qui était il y a peu de temps encore inimaginable est devenu réalité.

Les anciens PRES [2], devenus COMUE, doivent quant à eux adopter des statuts radicalement différents dans le cadre de la loi Fioraso avant l’été. Ces communautés regroupent des universités avec des établissements de recherche et des établissements privés. Les transferts de compétences des établissements vers la COMUE sont sans commune mesure avec les anciens statuts d’EPCS [3], et impliquent mutualisations, transfert de certains personnels vers les COMUE, placement sous l’autorité du Président de la COMUE des personnels des établissements pour tout ou partie de leurs temps, y compris les personnels des organismes de recherche !

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Les COMUE contre les diplômes

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C’est dans ce cadre que le Ministère prévoit le remplacement de l’habilitation des diplômes par l’accréditation des établissements (universités, nouvelles universités fusionnées, COMUE), les nouvelles nomenclatures des mentions des diplômes, la professionnalisation et la spécialisation progressive en licence. Tout concourt à la délivrance de diplômes régionaux ou la maitrise des connaissances disciplinaires est bradée au profit d’une employabilité à court terme. C’est la fin de l’Université et de ses missions traditionnelles. L’enseignement supérieur n’est vu que comme une fabrique de diplômes professionnels où tout ce qui n’est pas « marchandisable » est marginalisé ou supprimé. L’Université n’est plus maîtresse de ses missions, celles-ci seront définies par d’autres au gré des modes managériales. Régression sans précédent qui se pare des oripeaux de la modernité.

La mutualisation de cours dispensés dans des sites distincts, par des personnels de statuts différents (fonctionnaires, salariés du privé), dans des établissements aux programmes pédagogiques différents, et sans respect des personnels, est une attaque contre tous les diplômes.

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Contre les fusions, contre les COMUE

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Le Ministère et les Présidences avancent à marche forcée dans cette direction ; tout doit être bouclé avant la prochaine rentrée. Le SNPREES-FO et SupAutonome-FO constatent qu’elle est dangereuse pour le fonctionnement des établissements, pour les étudiants, et surtout pour les personnels, leurs statuts et leurs conditions de travail.

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Le SNPREES-FO et SupAutonome-FO demandent au Ministère de renoncer aux fusions ainsi qu’à la mise en œuvre des COMUE, et de les suspendre immédiatement. Ils demandent l’ouverture de vraies négociations pour que les personnels soient entendus.

Le SNPREES-FO et SupAutonome-FO apportent leur soutien à toutes les initiatives contre cette recomposition en direction des présidences, contre les fusions, et pour que les statuts des COMUE ne soient pas déposés.

Notes

[1] COMUE : communauté d’universités et établissements

[2] PRES : pôle de recherche et d’enseignement supérieur

[3] EPCS : établissement public de coopération scientifique


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