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Recrutement

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MODALITES DE RECRUTEMENT DEPUIS LA LOI LRU

Depuis la loi LRU, les établissements ont le choix entre deux possibilités :

  • soit ils inscrivent leurs offres de poste dans un calendrier commun (session synchronisée) proposé chaque année. Dans ce cas les étapes de la procédure sont fixées aux mêmes dates pour tous les postes. Les candidats doivent être attentifs aux échéances de ce calendrier et en particulier à la période finale d'expression des voeux d'affectation, étape indispensable à une éventuelle nomination.

  • soit ils publient leurs offres de poste à tout moment de l'année en fixant eux-mêmes le calendrier de la procédure propre à chaque poste (dépôt des candidatures, décision des instances et communication de la proposition au candidat retenu qui doit exprimer son acceptation ou son refus sous huitaine, prise de fonctions). C’est la procédure dite ‘au fil de l’eau’.

Avantages et inconvénients des deux procédures, pour les universités et pour les candidats au recrutement.

La procédure d’avant la LRU (calendrier annuel unique) présentait l’avantage d’être bien maîtrisée par les universités : décisions par le CA des postes à pourvoir et des demandes de postes à créer par le ministère, qualifications par le CNU, publication des postes par le ministère, candidatures, commissions de spécialistes, recrutement, prise de poste à la rentrée universitaire. La procédure présentait un autre avantage : les candidats connaissaient tous les postes à pourvoir et pouvaient élaborer leur stratégie (candidater ici ou là). Un inconvénient pour eux : les commissions de spécialistes se tenaient au cours d’une période relativement courte et ils ne pouvaient donc candidater sur un grand nombre de postes, faute de pouvoir se rendre à deux auditions se tenant en même temps ! Les syndicats étaient également contents : connaissant le nombre annuel de postes mis au concours, ils y voyaient plus clair pour revendiquer ou non.

Mais le calendrier annuel présentait plusieurs inconvénients. Il était “rigide” en ce sens que les universités, concernées par des mutations d’enseignants-chercheurs ailleurs, ne pouvaient publier les postes laissés vacants par ces départs que l’année suivante. Conscient du problème, le ministère organisait quelquefois une seconde session de recrutement. Le plus souvent, les universités utilisaient les supports budgétaires laissés vacants pour recruter des ATER.



La procédure “Au fil de l’eau” est cohérente avec la loi LRU. Les universités passées aux responsabilités et compétences élargies (RCE) ont la maîtrise de leur masse salariale. Il est donc logique qu’elles puissent publier les postes susceptibles d’être vacants et les postes nouvellement créés quand elles le veulent. Les entreprises ne recrutent pas, une seule fois par an ! Le “fil de l’eau” donne beaucoup de souplesse aux universités et leur donnent, a priori, des marges de manoeuvre financières accrues : un poste vacant peut être gelé une année, un poste nouvellement créé peut l’être à partir du second semestre ou dans l’attente que le candidat souhaité ait, par exemple, soutenu son Habilitation à diriger des recherches (HDR). Bref, en jouant “serré”, les universités autonomes peuvent économiser quelques dizaines voire quelques centaines de milliers d’euros par an. Mais, pour y parvenir, elles doivent être bien organisées et communiquer à dessein, ne serait-ce que pour avoir des candidats pour les postes mis au recrutement ! [source : Le Monde]

Et “le fil de l’eau” pour les candidats ? La procédure nouvelle, surtout cette année puisque la procédure du calendrier annuel est maintenue, est, sans aucun doute, plus compliquée pour eux puisqu’ils doivent être en éveil (s’informer) tout au long de l’année, les postes du fil de l’eau n’étant pas recensés sur le site du ministère. D’une certaine manière, la nouvelle procédure est plus opaque que l’ancienne. Mais “le fil de l’eau” présente un avantage pour les candidats : recalés sur un poste, ils peuvent candidater sur un autre poste quelques mois plus tard ; bref, ils devraient avoir plusieurs chances annuelles.

Le “fil de l’eau” s’imopsera comme procédure équitable pour tous les candidats, 1. Si Les universités qui l’utilisent communiquent, vraiment et sur tous supports, sur les postes mis au concours ; sinon, un procès d’intention leur sera fait : opacité pour pratiquer un recrutement localiste en évitant de nombreuses candidatures externes. 2. Si les associations disciplinaires effectuent une veille systématique, actualisent en permanence la liste des postes mis au concours de recrutement.

Une partie des sociologues l’ont bien compris et sont en train d’organiser pragmatiquement cette veille. Il faut ainsi saluer l’initiative de l’ASES, abritée par le site personnel de Mathieu Hély, “Le Wiki-auditions de l’Association des sociologues de l’enseignement supérieur (ASES) : cliquer ici.

Position de l’ASES. “Pour promouvoir la transparence des pratiques dans le cadre des procédures de recrutement universitaire, l’association des sociologues de l’enseignement supérieur s’engage à centraliser les informations relatives aux profils de poste en section 19, la composition des comités de sélection et le classement des candidats auditionnés. En mettant fin à la publication des postes au Journal Officiel et au calendrier de référence (par la communication des postes ouverts au concours “au fil de l’eau”), la loi relative aux responsabilités des Universités (LRU) pervertit gravement le processus de recrutement universitaire en dispersant l’information et en facilitant l’opacité des pratiques de recrutement”.

L'enregistrement des candidatures aux postes doit se faire à partir du domaine applicatif de GALAXIE (accès GALAXIE/recrutement). La procédure est dématérialisée ; le dossier passe désormais par le portail Galaxie, mis en service le15 octobre 2008. l'application GALAXIE est destinée à assurer une information transparente sur les emplois d'enseignants-chercheurs, avec pour objectif de mettre en œuvre le nouveau mode de recrutement prévu par la loi sur l'autonomie des universités qui les autorise à recruter au fur et à mesure de la vacance d'un emploi. Cette loi permet ainsi aux universités d'être plus réactives et assure également une plus grande transparence dans les choix de recrutement effectués par les établissements. Toutes les candidatures déposées par le biais de l'application GALAXIE bénéficieront des conditions de confidentialité et de sécurité garanties. (Communiqué de Valérie Pécresse, 24 septembre 2008)

L'application GALAXIE dispose également d'un système d'alerte permettant aux personnes inscrites sur une liste de diffusion d'être prévenues dès lors qu'un emploi correspondant à la section, à la discipline souhaitée sera publié. Dans un souci de transparence, le contrôleur ministériel, autorisera chaque université à publier pour l'année, un nombre d'emplois de professeurs et de maîtres de conférences. Il reviendra ensuite à l'université de saisir chaque emploi devenu vacant sur l'application GALAXIE sous la forme d'une fiche de poste détaillée (profil scientifique, profil pédagogique, contacts administratifs et scientifiques), à laquelle auront accès par internet, via le site officiel du ministère, tous les candidats, français et étrangers. Le site permettra d'avoir une vision d'ensemble, sur tout le territoire, tout au long de l'année, des emplois publiés. la composition du comité de sélection constitué pour recruter sur un emploi donné, le nom et le profil de la personne finalement recrutée.

L'arrêté du 7 juillet 2008 relatif à la procédure d'inscription sur les listes de qualification aux fonctions de maître de conférences ou de professeur des universités (année 2009) est paru au Journal officiel du 19 juillet 2008.

>> HTML (source : Legifrance)


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