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Du 1er au 15/7/2013

 

Du 1er juillet au 15 juillet 2013

Le 15 juillet 2013



Projet de loi relatif à l'Enseignement supérieur et la recherche. Seule la "petite loi", publiée ultérieurement, a valeur de document authentique.  [PDF]



Le 13 juillet 2013



Documents transmis par M. Barjot relatifs à certains arrêtés et décrets ayant trait à la formation et à l'organisation des structures d'enseignement, notamment les ESPE.

1) Décret 'GRETA' relatif à la formation des adultes [PDF]

2) Décret relatif à la composition et au fonctionnement du Haut conseil de l'éducation artistique et intellectuelle [PDF]

3) Décret fixant les règles relatives à la composition et au fonctionnement des conseils des écoles supérieures du professorat et de l'éducation [PDF]

4) Arrêté fixant le cadre national des formations dispensées au sein des master 'Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation'  [PDF]

5) Arrêté fixant les modalités d'accréditation des écoles supérieures du professorat et de l'éducation  [PDF]

6) Arrêté relatif à la création et l'accréditation de l'école supérieure du professorat et de l'éducation de (nom de l'établissement)  [PDF]

7) Décret modifiant la composition du conseil d'école [PDF]

8) Décret modifiant la composition du CA des établissements publics locaux d'enseignement [PDF]

9) Décret modifiant la composition du Cades établissements d'enseignement à la charge de l'Etat qui relèvent du Ministère de l'Education nationale. [PDF]

Le 9 juillet 2013

La loi d'orientation ESR a été votée ce jour.

Le 8 juillet 2013

La loi de refondation de la République a été votée ce jour. LES ESPE et les Master MEEF sont donc légalisés.

Le 1er juillet 2013

Document transmis par Monsieur Barjot

CONFIDENTIEL.

L'IGAENR estime que le CNU ne garantit pas l'égalité des candidats à la qualification.

Chers amis,

Au cas où vous n’auriez pas eu vent de cette nouvelle attaque, pour votre info. Il conviendra également que la CP-CNU s’empare de cette affaire qui n’arrive pas par hasard. On se demande d’où vient le mandat de l’IGENR, et petite curiosité, le site du ministère précise : “L'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche est un corps placé sous l'autorité directe des ministres chargés de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. L’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) dé pend directement des ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Divisée en six groupes territoriaux, elle a compétence sur tous les aspects administratifs du système éducatif, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle suit la mise en œuvre des politiques éducatives et leur impact général. “ Donc conclusion, la CP-CNU avait refusé l’évaluation par l’AERES, voilà que cette évaluation refait surface par l’intermédiaire de cette IGAENR, d’où je me ferai un plaisir d’ajouter quelques remarques.

La première est qu’il était effectivement indispensable d’avoir un rapport pour savoir que les critères des sections ne sont pas homogènes... Sachant qu’il y a des sections avec agrégation du supérieur, d’autres avec concours type second degré, d’autres sans concours ni agrégation du supérieur, que certains secteurs n’ont pas d’enseignement, que d’autres intègrent au contraire les doctorants dans des logiques de prise en main de Tps ou Tds, que d’autres disciplines encore ont un intérêt à voir leurs étudiants enseigner dans le secondaire ou à l’étranger, que la nature et le volume des thèses entre mathématiques et histoire pour ne prendre que ce deux exemples n’ont rien à voir, c’est plutôt l’homogénéité qui serait une anomalie. l’IGAENR prend néanmoins quatre exemples spécifiques, on passera sur le nombre retenu et les critères pour en tirer des conclusions générales, mais il est intéressant de constater que la section 22 est systématiquement appelée “histoire des civilisations”, ce qui n’est donc pas une coquille et qui en dit long sur le niveau d’expertise, puisque l’intitulé de la section 22 est en fait Histoire et civilisations : histoire des mondes modernes, histoire du monde contemporain, ce qui n’est sémantiquement pas tout à fait la même chose, mais c’est bien connu, quand on dit troglodyte à la place de polyglotte, quelle importance, c’est presque synagogue... Quand à la demande que la CP-CNU joue un rôle de coordination, merci d’avoir enfoncé une porte ouverte, puisque c’est bien la fonction qui est la sienne, on a vu d’ailleurs grâce à cette instance ces dernières années qu’il n’était pas aisé d’accorder les pratiques, mais on comprend aussi que si il peut y avoir homogénéisation des objectifs, les modalités permettant de les atteindre demandent à conserver une souplesse par discipline ou tout au moins suivant la nature des disciplines, Humanités, Sciences exactes... Le rapport ignore manifestement cela, tout comme il ignore l’existence des commissions d’appel composés des bureaux des sections dont le but est justement de garantir l’équité de traitement, pour la bonne raison qu’aucun contact n’a été établi avec les bureaux des groupes ou des sections du CNU, ce qui en dit aussi long sur le sérieux de l’enquête de terrain.

Deuxième remarque : les taux de qualifications sont très différents... on appréciera aussi l’apparence d’objectivité donnée par les chiffres, mais si on observe de près, il s’agit d’ un lissage à partir de 3 chapeaux: droit / lettres /sciences qui ne tient pas compte des différences de nombre de dossiers par section, ni de la taille des sections,ni des débouchés potentiels en termes de postes offerts par section, ainsi l’observateur profane comprend qu’en 2012 on est à moins de 60% de qualifiés en lettres, chapeau dans lequel se trouve la 11ème section –une des plus importantes numériquement-, or le taux de qualification de la 11ème section est bien supérieur... idem pour les “4,6 qualifiés par poste ouvert” qui n’a aucun sens si on réintroduit ces mêmes critères. Ca rappelle une émission de M6 il y a quelques années lors d’un mouvement étudiant expliquant que l’étudiant français percevait en moyenne 1600€ par mois entre aides parentales, contrats doctoraux, bourses et autres allocations sans tenir compte du fait que ce chiffre statistique brut devait être corrigé par des paramètres sociaux, géographiques, d’année d’études etc...

Bref, on voit bien à quoi servent ces arguments de sophiste. Il s’agit de montrer que le CNU “ne garantit pas l’égalité de traitement”, et donc par voie de conséquence de mettre en cause sa légitimité. Le rapport est “non publié” pour l’instant... mais la fuite juste après la mobilisation sur l’amendement du Sénat peut difficilement passer pour une coïncidence. Quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage, et le rapport déplore la rupture d’égalité de traitement, les candidats « n'abordent pas leur passage devant le CNU avec les mêmes chances ». Très bien : exigeons donc du ministère que toutes les disciplines soient dotées d’un nombre de postes proportionnellement équivalent au nombre de candidats ! Mais la véritable motivation de ce rapport apparaît clairement à plusieurs reprises : ‘cette situation « aboutit, pour certaines sections, à priver de fait les universités de liberté de choix dans leurs recrutements ».... où l’on revoit se profiler l’ombre du rapport Berger des Assies de l’ESR et la volonté de casser un contre pouvoir qui ne laisse pas les mains entièrement libres aux présidents d’université dans leur politique de recrutement. Et ce rapport prétend être un réquisitoire contre la rupture d’égalité de traitement entre les candidats, on croît rêver !

Amitiés,

Yann  [PDF]

  1. Texte élaboré par la commission mixte paritaire concernant le projet de loi relatif à l'enseignement supérieur et à la recherche.  [PDF]

  2.  



11/12/2015

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